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De DES PALLIERES Arnaud
Réalisation : DES PALLIERES Arnaud
Avec : Léa Seydoux, Charlotte Rampling, Cécile de France

Durée : 1h 51min
Genre : Comédie dramatique
Pays : FR


Synopsis
Paris en 1883. Tous les ans, à l’occasion du Carnaval, se tient au sein de l’hôpital psychiatrique de La Pitié Salpétrière un évènement prisé du tout-Paris. Hommes politiques, artistes et mondains se massent devant les portes de cette institution réservée aux femmes, impatients de participer au tristement célèbre “Bal des Folles”. A l’intérieur, 150 “folles”, déguisées de façon extravagante, attendent avec apprehension. Elles ont été sélectionnées parmi les 4 500 patientes de La Pitié. Parmi elles, Fanni, 35 ans. A la différence des autres femmes, pour la plupart internées injustement et contre leur gré, elle est ici volontairement. Son seul but : trouver sa mère et s’échapper avec elle.

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Arnaud DES PALLIERES rend compte des tourments de femmes placées contre leur volonté à l’asile d’aliénés fin du 19ème siècle dans le labyrinthique hôpital de la Pitié-Salpêtrière de Paris, soit qu’elles aient été considérées incontrôlables ou « hystériques » (comme on disait à l’époque), soit qu’il s’agisse de prostituées ou de femmes affectées d’un handicap. Oubliées comme quelque chose d’encombrant que leurs familles, et plus généralement la société, ces femmes ont connu la privation de liberté concédée uniquement à celles qui savaient suivre les règles et s’intégrer à un système patriarcal qui les considéraient comme de simples figurantes.

Le moment précis qu’Arnaud des Pallières a décidé de mettre en scène est celui du « bal des folles », une soirée mondaine pendant laquelle la haute société parisienne (qui soutient financièrement l’hôpital) avait la possibilité d’interagir avec les malades, dans une sorte de spectacle grotesque assez insoutenable.

Le film, riche en gros plans, qui fait ressortir chaque geste, chaque tremblement, jusqu’aux pores de la peau, se fixe pour objectif de (re)donner la parole à celles auxquelles ont l’a toujours refusée.

La mise en scène ne tombe jamais dans le voyeurisme mais restitue avec fidélité ce drame historique.