FURIOSA UNE SAGA MAD MAX

De MILLER George
Réalisation : MILLER George
Avec : Anya Taylor-Joy, Chris Hemsworth, Tom Burke

Durée : 2h 28min
Genre : Action
Pays : AU, US



Synopsis
Alors que le monde s'écroule, la jeune Furiosa tombe entre les mains d'une horde de motards dirigée par le seigneur de la guerre Dementus. En traversant le Wasteland, ils tombent sur la Citadelle présidée par l'Immortan Joe. Alors que les deux tyrans se battent pour la domination, Furiosa doit survivre à de nombreuses épreuves pour trouver le moyen de rentrer chez elle.

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“Furiosa : une saga Mad Max” : où l’on retrouve tout ce qui nous emballe

Présenté au Festival de Cannes, le cinquième opus de la saga de George Miller fouille l’origine de la soif de vengeance de l’héroïne découverte sous les traits de Charlize Theron dans “Fury Road” Et frappe fort.

 

Anya Taylor-Joy est Furiosa dans ce volet qui explore l’enfance de l’héroïne.

«Pas de sensiblerie », avait prévenu Dementus (Chris Hemsworth) avant l’écartèlement d’un prisonnier au moyen de cinq motos. La compassion, sincère ou déplacée, n’est pas le genre de l’apocalyptique et pétaradante saga de George Miller. Dans la fournaise australienne, personne ne veut entendre les enfants crier. Ils se transforment alors en guerriers.

À la fin de Mad Max : Fury Road, le précédent opus, Furiosa était parvenue à reprendre la Citadelle et à en éliminer le tyran au visage mangé par un respirateur. Quelle serait la suite ? L’avenir étant ce qu’il est, soit une course à toute blinde droit dans le mur d’un monde condamné à l’implosion, le réalisateur a trouvé plus prudent (et sans doute moins déprimant) d’enclencher la marche arrière pour raconter la genèse de son film de 2015. Anya Taylor-Joy, la joueuse d’échecs sous amphètes de la minisérie Le Jeu de la dame, succède à Charlize Theron dans le rôle-titre. Fury Road était condensé sur trois jours et deux nuits de baston. Cet épique « biopic » de l’héroïne se déroule sur une quinzaine d’années, avec moult ellipses et une jeune actrice formidable (Alyla Browne) pour jouer Furiosa enfant.

Mais les différences entre les deux films s’arrêtent presque là. On retrouve ici tout ce qui nous avait emballés alors : le bruit et la fureur, les odeurs d’essence et le sable dans les bouches, le camion-citerne assiégé et les War Boys, kamikazes au crâne rasé et à la peau peinte en blanc, l’odyssée sans destination, jusqu’à épuisement du carburant et des spectateurs. George Miller n’est pas le roi du plan-séquence, évidemment. Les scènes d’action sont très découpées mais restent toujours lisibles, loin du « hachis » de la grande majorité des blockbusters. Ancien médecin, le cinéaste sait mieux que personne conjuguer mécanique et organique, ce qui rend son film bien plus vivant qu’un Marvel. Kidnappée, séquestrée, évadée, déguisée, Furiosa va, court, vole et se venge de ces bourreaux comme une walkyrie résiliente. « Nous n’avons pas besoin d’un nouveau héros », s’époumonait Tina Turner dans le troisième volet de la série. Mais d’une nouvelle héroïne, furieusement.

Telerama