JEAN VALJEAN
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Éric Besnard revisite les origines de Jean Valjean dans un drame épuré et bouleversant. Porté par un Grégory Gadebois impressionnant, le film explore la nuit qui fera de cet ancien bagnard l’un des plus grands héros de la littérature française.
Une relecture intime d’un mythe français
Dix ans après la dernière adaptation des Misérables, Éric Besnard fait le choix de l’épure. Plutôt que de revisiter la vaste fresque hugolienne, le cinéaste se concentre sur les vingt-quatre heures qui transformeront Jean Valjean. À sa sortie du bagne en 1815, brisé par dix-neuf années de travaux forcés, Valjean erre sans but, rejeté de tous. C’est dans le refuge d’un prêtre bienveillant, interprété avec finesse par Bernard Campan, qu’il vacille entre haine et renaissance. Le huis clos s’organise autour de quatre personnages, dont Isabelle Carré et Alexandra Lamy, dans une mise en scène volontairement sobre, éclairée à la bougie, privilégiant silences, regards et dialogues ciselés.
Un casting habité et une mise en scène d’une grande sobriété
Grégory Gadebois impressionne par une incarnation puissante, animale et douloureuse du célèbre bagnard. Il offre à Valjean un mélange de rage, de peur et d’humanité retenue, qui rappelle les grandes interprétations du personnage. Sous l’œil d’Éric Besnard, la photographie épurée et les clairs-obscurs construisent un parcours spirituel saisissant, où la rédemption s’esquisse dans la fragilité. Le film assume ses libertés tout en respectant l’esprit de Victor Hugo, offrant une adaptation intime plutôt que spectaculaire, mais d’une grande force émotionnelle.
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