LE RETOUR DU PROJECTIONNISTE
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Un premier long métrage documentaire en forme d’éloge du collectif. Beau et délicat.
La passion du cinéma n’a pas de frontières. Ce premier long métrage documentaire se déroule en Azerbaïdjan, où un vieux réparateur de télévisions veut rouvrir la salle de projection de son village perdu dans les montagnes Talyches, non utilisée depuis l’effondrement de l’URSS en 1992. L’ambition de Samid va recevoir le soutien d’Ayaz, un étudiant fraîchement diplômé qui rêve de devenir cinéaste d’animation contre l’avis de ses parents.
Il y a du Cinema Paradiso dans cette chronique douce et pleine d’humour d’un amour partagé pour le septième art : la commande en ligne d’une ampoule devient une aventure, et la fiabilité d’un projecteur datant de l’ère soviétique ou la reconstitution vaille que vaille d’un vieux film de Bollywood aux images manquantes, une source inattendue de suspense. Mais le film, mis en scène avec autant de précision que de douceur, séduit aussi par son évocation de l’amitié, sur fond d’admiration réciproque, entre un tout jeune homme et un sexagénaire en deuil de son fils — les séquences, d’une délicatesse exemplaire, où Samid se rend au bord de la mer Caspienne pour interroger les témoins de l’accident fatal de son enfant, serrent le cœur.
La beauté du Retour du projectionniste tient enfin à son éloge du collectif. Impossible de ne pas être touché par cette vision d’une communauté qui resserre ses liens grâce au cinéma.

