LE ROMAN DE JIM

De LARRIEU Jean-Marie
Coup de Cœur
Coup de Cœur AFCAE
Réalisation : LARRIEU Jean-Marie
Avec : Karim Leklou, Laetitia Dosch, Noée Abita

Durée : 1h 41min
Genre : Comédie dramatique




Synopsis
Aymeric retrouve Florence, une ancienne collègue de travail, au hasard d’une soirée à Saint-Claude dans le Haut-Jura. Elle est enceinte de six mois et célibataire. Quand Jim nait, Aymeric est là. Ils passent de belles années ensemble, jusqu'au jour où Christophe, le père naturel de Jim, débarque... Ça pourrait être le début d’un mélo, c’est aussi le début d’une odyssée de la paternité.

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Podcast France Inter- Le roman d’Arnaud et Jean-Marie Larrieu monte les marches (écouter 51 min)

Deux frères, nés à (presque) pile un an d’intervalle, font des films. Arnaud et Jean-Marie Larrieu signent cette année leur neuvième long-métrage et montent une nouvelle fois les marches d’un Festival de Cannes qui fête son 77e anniversaire. Le Roman de Jim dévoilera ses ressorts le 22 mai dans le cadre de Cannes Première, mais pour le grand public, il faudra attendre le 14 août… Avec une chaleur estivale bien présente dans leurs films, comme dans 21 nuits avec Pattie sorti en 2015, et des liens de famille, d’amour, de désir sur fond de montagne qui s’emmêlent et s’entremêlent encore et toujours.

Cette fois-ci, nous suivrons Jim, 23 ans, qui décide de retrouver son beau-père parti il y a quelques années, Aymeric (Karim Leklou). Aymeric avait rencontré Florence (Laetitia Dosch) alors qu’elle était enceinte de six mois. Tous les trois menaient une vie heureuse dans le Jura jusqu’à ce que le père biologique, Christophe, revienne suite à une tragédie personnelle. Des vies bouleversées et chahutées, un film, adapté du roman éponyme de Pierric Bailly, qui renferme toutes les obsessions du duo de cinéastes.

Les films des frères Larrieu sont peuplés de personnages aux contours flous qui semblent surfer entre la réalité et leurs propres projections et qui entretiennent une relation souvent ambiguë avec la vérité. Leur dernier film présenté à Cannes, Le roman de Jim, s’est construit entre autres sur une sorte de mensonge originel, une forme d’imposture qui traverse toute leur filmographie.

Filmer le désir

Dans Peindre ou faire l’amour, les frères Larrieu filmaient « l’échangisme tranquillou », selon Libération. Dans 21 nuits avec Pattie, c’est le désir féminin qui prenait toute la place. Dans Les derniers jours du monde, le désir de Mathieu Amalric était une pulsion de vie. Ils racontent « On filme très peu le sexe, très peu. Et ça ne nous intéresse pas plus que ça. On aime bien montrer comment une rencontre peut arriver vers là, mais filmer la chose en soi, il y a des gens qui l’ont fait très bien d’ailleurs, et j’imagine que c’est très compliqué. » Ils traitent le désir comme une aventure, pas comme un sujet en soi. Ce qui les intéresse, c’est ce que ça provoque, ce que ça chamboule dans la vie des gens.

Le désir a donc été au cœur de beaucoup de leurs films, mais pour ce dernier film, ça ne l’est pas : « On s’est détourné vers le romanesque qui est une sorte de désir, un désir d’histoire. Le film se passe sur 25 ans quand même. Ce qu’on n’avait vraiment jamais fait. En général, nos films se déroulent en trois jours avec un pic de désir au milieu et une descente vers la fin et une résolution. Là, on est sur 25 ans… »

France Inter