PLANETES

De Momoko Seto
Coup de CœurCoup de Cœur AFCAECaméoFilm Vert
Réalisation : Momoko Seto

Durée : 1h 16min
Genre : Animation, Jeune public, Science fiction
Pays : FR


à partir de 8 ans

Synopsis
Les mésaventures de quatre graines de pissenlit (nommées akènes) échappant in extremis à la destruction de leur champ par une explosion nucléaire. Après avoir flotté dans l’espace et croisé la route d’une étoile de mer, elles atterrissent sur une nouvelle planète et cherchent un endroit où s’enraciner. Ces quatre migrants atypiques embarquent dans une odyssée qui les mènera d’un monde congelé à un univers végétal peuplé de dangereux insectes et à un océan où dérivent des îles de pommes de terre. Puis, elles traverseront un désert post-apocalyptique illuminé par trois lunes, mais c’est finalement grâce à l’amitié d’une petite limace orpheline que les akènes trouveront enfin un nouveau foyer.

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On dit souvent que seuls les cafards survivront à l’apocalypse, mais si c’était aussi le cas des pissenlits ? Inclassable et merveilleux film d’animation franco-japonais réalisé par Momoko Seto (lire notre entretien), Planètes raconte l’odyssée de quatre akènes de pissenlit, c’est-à-dire des boules blanches et duveteuses d’une élégante fragilité. Ces plantes qu’un rien pourrait abîmer se retrouvent embarquées dans le voyage le plus immense qui soit : à travers l’espace, à la recherche d’un nouvelle planète où se replanter.

Il n y a pas une seule ligne de dialogue le long de ces 76 minutes. Les fleurs sont parées de suffisamment d’anthropomorphisme pour que l’on comprenne les émotions basiques qu’elles ressentent (la peur, la tristesse, l’émerveillement…), mais elle n’ont aucun trait de visage ou aucun membre humain comme ce serait le cas dans la plupart des autres films d’animation. Elles ne ressemblent a rien d’autre que des akènes de pissenlit. Est- ce à dire que Planètes prend le parti du réalisme ? Cette fable de science fiction fait tout l’inverse, évoluant avec grâce sur un fil de funambule entre la très grande simplicité et accessibilité du récit, et l’inventivité presque expérimentale de l’image.

Si le scénario de Planètes peut évoquer le magique Flow, ses images sont radicalement plus étonnantes. La cinéaste japonaise Momoko Seto (dont le court PLANET Σ avait été prime à la Berlinale 2015) fait preuve d’une audace visuelle proprement dingo. Le film mélange dans un même plan des échelles contradictoires (volcan et escargots se retrouvent à faire la même taille inquiétante) mais aussi des styles d’animations différents. 2D, 3D, stop motion ou prise de vue réelles ? Pas toujours évident de distinguer les styles dans cette belle union contre-nature. Chaque scène devient ainsi notre propre terrain de découverte et d’émerveillement.

Le Polyester