POLICE FLASH 80

De Jean-Baptiste Saurel
Réalisation : Jean-Baptiste Saurel
Avec : François Damiens, Audrey Lamy, Xavier Lacaille

Durée : 1h 21min
Genre : Comédie
Pays : FR



Synopsis
Paris, années 80. Le trafic d’héroïne envahit la capitale. Un duo de flics à l’ancienne Yvon Kastendeuch et Johnny Lansky tient encore la baraque… jusqu’à ce que ce dernier se fasse descendre. Pour faire tomber le réseau, Yvon est propulsé à la tête d’une unité expérimentale : la Police Flash 80. Il va devoir désormais faire équipe avec des jeunes recrues aux méthodes modernes, loin de ses habitudes de mâle dominant fan de Sardou et d’andouillette.

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Plongée dans les années 1980 sur fond de blagues potaches et de banlieues minées par les trafics. Un concentré de clichés réjouissant.

Ah, les années 1980 ! L’époque bénie des coupes mulets, des chansons de Michel Sardou… Une décennie qui va trop vite pour l’inspecteur Yvon Kastendeuch (François Damiens), flic de choc appartenant à une génération révolue, où l’alcool et le sexisme étaient les maîtres-mots de la société française. Désormais has-been, il va devoir collaborer avec des collègues aux méthodes peu traditionnelles, alors qu’un trafic de drogue commence à proliférer dans la banlieue parisienne…

Ce concentré d’humour crétin, Jean-Baptiste Saurel en avait déjà fait une belle démonstration dans son premier long métrage, Zénithal, histoire de couple sur fond de batailles de pénis. Ici, il s’inscrit au cœur d’une époque supposément dorée, où les blagues potaches s’accordent avec une vue empathique de la banlieue minée par la criminalité et le racisme. Les personnages, volontairement stéréotypés, apportent une touche de burlesque au récit, ponctué de quiproquos et d’improbables courses-poursuites dans les rues de Paris. Plus proche du pastiche que de la parodie, le réalisateur apporte un soin particulier à sa direction artistique, rendant plus vrais que nature les commissariats et les maisons de la jeunesse, transformées en plaque tournante pour le trafic de cocaïne. Si le film repose un peu trop sur des chansons cultes pour témoigner de son ancrage temporel, il peut compter sur l’énergie des comédiens, à l’image de Thomas Ngijol, hilarant en gangster perruqué, mais aussi d’Audrey Lamy en dragueuse du dance floor et de l’étonnant Xavier Lacaille en policier transformiste, essayant des costumes toujours plus extravagants.

Telerama