POLICE FLASH 80
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Plongée dans les années 1980 sur fond de blagues potaches et de banlieues minées par les trafics. Un concentré de clichés réjouissant.
Ah, les années 1980 ! L’époque bénie des coupes mulets, des chansons de Michel Sardou… Une décennie qui va trop vite pour l’inspecteur Yvon Kastendeuch (François Damiens), flic de choc appartenant à une génération révolue, où l’alcool et le sexisme étaient les maîtres-mots de la société française. Désormais has-been, il va devoir collaborer avec des collègues aux méthodes peu traditionnelles, alors qu’un trafic de drogue commence à proliférer dans la banlieue parisienne…
Ce concentré d’humour crétin, Jean-Baptiste Saurel en avait déjà fait une belle démonstration dans son premier long métrage, Zénithal, histoire de couple sur fond de batailles de pénis. Ici, il s’inscrit au cœur d’une époque supposément dorée, où les blagues potaches s’accordent avec une vue empathique de la banlieue minée par la criminalité et le racisme. Les personnages, volontairement stéréotypés, apportent une touche de burlesque au récit, ponctué de quiproquos et d’improbables courses-poursuites dans les rues de Paris. Plus proche du pastiche que de la parodie, le réalisateur apporte un soin particulier à sa direction artistique, rendant plus vrais que nature les commissariats et les maisons de la jeunesse, transformées en plaque tournante pour le trafic de cocaïne. Si le film repose un peu trop sur des chansons cultes pour témoigner de son ancrage temporel, il peut compter sur l’énergie des comédiens, à l’image de Thomas Ngijol, hilarant en gangster perruqué, mais aussi d’Audrey Lamy en dragueuse du dance floor et de l’étonnant Xavier Lacaille en policier transformiste, essayant des costumes toujours plus extravagants.
Telerama

