POMPO THE CINEPHILE

De HIRAO Takayuki
Caméo
Réalisation : HIRAO Takayuki
Avec : Hiroya Shimizu, Konomi Kohara, Ai Kakuma

Durée : 1h 34min
Genre : Animation, Comédie, Jeune public
Pays : JP


Dès 10 ans

Synopsis
Bienvenue à Nyallywood, la Mecque du cinéma où Pompo est la reine des films commerciaux à succès. Le jour où elle décide de produire un film d'auteur plus personnel, elle en confie la réalisation à son assistant Gene. Lui qui en rêvait secrètement sera-t-il à la hauteur ?

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L’animation japonaise rend hommage au cinéma avec « Pompo the Cinéphile », véritable ode au divertissement et à sa Mecque américaine : Hollywood ! Une grande bouffée d’air frais qui place l’été sous le signe de la légèreté et de la bonne humeur.

Pompo the Cinéphile est un long-métrage d’animation de Takayuki Hirao, réalisateur de Gyo : Tokyo Fish Attack, adapté du manga de Junji Ito, et longtemps assistant du regretté Satoshi Kon, notamment sur Millennium Actress et Paranoia Agent. Il signe ici une nouvelle adaptation d’un manga en trois tomes de Shogo Sugitani.

Le film est très réussi esthétiquement avec une vraie pâte artistique : c’est coloré, les lumières brillent et les néons scintillent. Le studio d’animation CLAP fait un très beau travail et se positionne comme un des jeunes espoirs à suivre du secteur, notamment après avoir offert Tunnel to Summer.

Niveau narration, le duo Pompo-Gene nous emporte également avec lui dans son aventure pétaradante. Il faut dire que l’on ne peut faire plus dépareillé et c’est le principal moteur du film. D’un côté, la pétillante Pompo, véritable tornade à l’énergie jamais en berne et au débit mitraillette. De l’autre, Gene, avec ses lourdes cernes qui lui donnent un air de zombie et son côté lymphatique au bord de l’anémie. Mais on ne juge pas un livre à sa couverture et nos deux protagonistes sont en réalité traversés par des sentiments intérieurs bien éloignés de ce qu’ils montrent en surface.

Takayuki Hirao s’amuse beaucoup avec son film, saupoudrant son matériau animé de tous les excès possibles. L’inventivité est partout dans la mise en scène et les transitions qui se permettent toutes les excentricités et les fantaisies.

Il disperse également dans son film des références aux grands films d’Hollywood des années 70 et 80. Une affiche rappelle Little Big Man, un fond d’écran de téléphone est à l’effigie de Travis Bickle de Taxi Driver, le personnage de Martin Braddock est plus qu’inspiré par Marlon Brando… Le spectateur s’amuse ainsi beaucoup au jeu des 100 secrets cachés.

Pompo the cinéphile ne manque ainsi pas sa fonction première de divertir avec fougue, bienveillance et originalité visuelle. On ressort de la salle les yeux pleins d’étoiles et un grand sourire sur le visage. C’est le cinéma que le film défend et c’est exactement ce qu’il est lui-même !

Mr Japanization