JUSTE UNE ILLUSION

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“Juste une illusion”, de Toledano et Nakache : “Un film juke-box” qui “fait l’effet d’un gros câlin”
Juste une illusion signe des retrouvailles chaleureuses entre nos critiques et le duo de réalisateurs Éric Toledano et Olivier Nakache, dans la même fibre que leurs précédents films à succès (Le Sens de la fête, Nos jours heureux). Cette fois-ci, le film embarque dans les années 1980 à travers le regard d’un ado et les tribulations de sa famille. On retrouve la dynamique du film choral, avec ses bonnes vieilles ficelles : le récit s’attache à raconter ce qui lie les personnages les uns aux autres et met en lumière la manière dont ils parviennent à dépasser leurs différences, leurs disputes et leurs désaccords.
Pour faire vivre ce « shoot de nostalgie », les deux réalisateurs sont allés chercher dans leur histoire personnelle. Fondant en quelque sorte leurs deux familles en une pour raconter la condition d’un ado en 1985. On note l’importance du vidéoclub dans le film, qui illustre la naissance de leur cinéphilie. Des cassettes VHS à la bande FM, tous les marqueurs des années 1980 sont là pour que les spectateurs ayant grandi dans ces quartiers de la classe moyenne s’y reconnaissent. La déco et la bande originale s’occupent du reste : Imagination, Téléphone, The Cure, Simply Red, Francis Cabrel…
Le film est long, un peu trop, regrettent nos critiques, mais le duo produit à la fois du rire et « un petit pincement » qui, pour Marie Sauvion, les fait toujours retomber sur leurs pieds. Quand Toledano et Nakache écrivent un film, « ils bossent vraiment », salue Samuel Douhaire. Et ça se sent. « On voit qu’ils ont remis le métier cent fois sur l’ouvrage pour être sûrs de trouver la bonne vanne, le bon rythme. Ce qui n’est pas toujours le cas dans beaucoup de comédies françaises grand public. ». Bref, si ces temps-ci vous ressentez le besoin d’une petite séance de câlinothérapie, Juste une illusion est votre remède.
Telerama

