OLIVIA


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“Olivia”, de Irene Iborra Rizo : un beau film d’animation à hauteur d’enfant sur la précarité et la solidarité
La débrouille et l’amitié offrent un rempart aux galères dans ce délicat film espagnol, qui rappelle l’excellent “Ma vie de Courgette”. À partir de 8 ans.

La réalisatrice espagnole Irene Iborra Rizo est une spécialiste reconnue de la stop motion dans son pays. Elle a donc utilisé cette technique d’animation de marionnettes filmées mouvement par mouvement pour réaliser son premier long métrage, Olivia. Adaptation de La vie est un film, roman de sa compatriote Maite Carranza, autrice à succès pour enfants, le film aborde un sujet difficile. Il raconte l’expulsion d’une mère de famille de son appartement avec ses deux enfants, Olivia et Tim. Pour protéger son petit frère, l’aînée lui fait croire qu’ils sont filmés, sur un plateau de tournage…
Un drame vécu à hauteur d’enfant mis en scène en stop motion, voilà qui rappelle le merveilleux film de Claude Barras, Ma vie de courgette (2015). Olivia en a la trempe. Avec leurs cheveux faits de laine et leurs vêtements en tissus, les marionnettes apportent de l’humanité dans un récit âpre. À l’instar de la fillette, dont l’enfance est frappée de plein fouet par la précarité, mais qui découvre, dans le même temps, la solidarité.
Le film fait montre d’une grande ingéniosité pour évoquer la débrouille, sans omettre la grande anxiété provoquée par la situation et figurée par des tremblements de terre. Olivia évoque aussi le problème contemporain du logement dans les grandes villes, et notamment à Barcelone, où se situe l’action, théâtre de mobilisations contre les locations d’appartements réservées aux touristes, au détriment des habitants locaux. Un thème a priori éloigné de l’imaginaire des petits spectateurs potentiels, mais traité avec conviction et ce qu’il faut de fantaisie pour qu’ils acceptent de prendre la main tendue par Olivia.
Telerama

